Succès inédit pour la soirée Swing manouche de Crescendo à Fons !

Samedi 19 octobre, événement à Fons : le public a réservé un triomphe sans précédent au trio La Veille Au Soir, venu présenter ses interprétations et compositions de jazz manouche.

TRIO

Dans le village, c’est une première ; on n’a guère d’occasion d’écouter ce genre musical, inventé dans les années 1930 par Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, mais toujours aussi vivant. Leur pari était simple : montrer qu’on peut swinguer uniquement avec des cordes, et sans batterie. Le trio, venu d’Avignon, a relevé le gant avec brio : les deux guitaristes enchaînent les solos brillants, avec de beaux sons très nets et différenciés, réinventant les standards en mettant en valeur les lignes mélodiques, le contrebassiste prend avec assurance son tour de solos.
Deux heures de concert endiablé, devant un public d’amateurs venu en grand nombre… et qui n’a pas hésité à leur faire un triomphe, à bisser, et même à danser ! On en redemande !

public

Un beau succès aussi pour l’association Crescendo qui organisait cette soirée, et qui remercie vivement un public chaleureux qui a de nouveau répondu présent.

VOIR L’ALBUM PHOTOS DE LA SOIRÉE

Quelques petits retours qui font plaisir !
Carmen N.
MERCI BEAUCOUP ! En effet c’était une soirée inoubliable !
Marie-Jeanne G.
MERCI BEAUCOUP !
Véronique S.
Merci beaucoup, on s’est régalé, comme toujours à Fons !

 

Soirée Swing manouche à Fons avec le trio « La Veille au Soir »

Samedi 19 octobre à 20h30, aura lieu une grande première à Fons :
un concert de swing manouche,
avec le groupe avignonnais
« La Veille Au Soir » !

laveilleausoir

Un jazz français : voilà un drôle de genre, inattendu, comme une bifurcation dans l’histoire de cette musique née aux Etats-Unis, mais renouvelée dans l’entre-deux-guerres en France par des musiciens européens. Le grand Django Reinhardt, guitariste belge et gitan de génie, a l’idée de créer un format original sur la scène parisienne dominée par des artistes américains, en supprimant la batterie et les cuivres, qui sont jusqu’alors l’âme du jazz. Un jazz pour cordes donc, contrebasse, guitare et violon, qui démontre qu’on peut swinguer en diable sans instrument à percussion !

Cette tradition est restée très vivante, notamment par les croisements qu’elle permet avec la chanson française, à l’époque comme aujourd’hui. La « Veille au Soir », trio virtuose bien connu dans le pays provençal, vient présenter son répertoire dans le Lot, où on a peu d’occasion d’entendre cette musique. Deux guitares, une contrebasse, et une énergie folle pour faire exister ces mélodies rom, jazz, classiques ou plus récentes, et aussi quelques incursions dans Brassens… ou Jimi Hendrix !

Une soirée de musique euphorique et tonique !

imageArtisans en petits moments agréables

 

Entrée : 14 euros; TR : 7 euros
Billetterie en ligne sur
helloasso

UN PETIT AVANT-GOÛT ?

Sélection_003Cliquez sur l’image

Remember Petrucciani : l’hommage du guitariste Philippe Petrucciani

Pour clôturer sa saison, l’association Crescendo avait vu les choses en grand, en invitant samedi 20 octobre à la salle des fêtes de Fons une formation jazz de haut niveau, autour de la mémoire de Michel Petrucciani et de son œuvre. Qui de mieux, pour les faire revivre, que son frère Philippe, guitariste, et sa compagne Nathalie Blanc ? Un autre familier du clan, Guy Ould Yahoui que l’on connaît bien ici, tenait la batterie. Enfin, pour tenir la ligne de basse et enrichir les harmonies avec son orgue Hammond électronique, Thierry Gonzalez. Lui non plus n’est pas un inconnu ici : l’an dernier à la même date, Guy et Thierry donnaient un concert très marquant autour du répertoire d’Ella Fitzgerald.

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La nouvelle formation en quatuor, dont c’était le premier concert, réunit de très belles qualités techniques, un son riche et chaud, une rythmique volcanique et subtile, et un répertoire émouvant : on retrouve les thèmes célèbres du pianiste, réinterprétés et renommés par Nathalie, qui a écrit des paroles pour les adapter à la voix et au scat. Beaucoup d’harmonies latines (Memories from Paris) ou brésiliennes (Brazilian like), de la bossa, quelques clins d’œil à Chet Baker (Alone together) et pour finir une reprise émouvante de Besa me mucho. Les instrumentistes prennent tour à tour des solos très virtuoses et déconcertants, la guitare (Philippe Petrucciani) sortant parfois des harmonies très inattendues – l’art de prendre l’auditeur à contre-pied ! Une soirée très riche, devant un public venu en nombre, et dans une salle des fêtes métamorphosée en jazz club du village !

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En première partie, les auditeurs ont eu la chance de découvrir une nouvelle formation jazz 100% locale : le duo Papillon/Jorda, guitare clarinette. Très à l’aise pour leur première prestation publique, les deux amis, un temps collègues à l’association Triade, jouent un jazz très sud américain, décidément, autour de thèmes de bossa, parfois revisités par le jazz manouche. La clarinette de Thomas Jorda est très fluide et inspirée, l’accompagnement rythmique de Kevin tire nettement vers la syncope et le flamenco. Une formation très prometteuse ! Kevin rejoint la formation principale, en fin de concert, pour un bœuf final, Blues for Wes, dont l’exécution chaleureuse est un bel exemple d’accueil de jeunes interprètes par leurs aînés confirmés.